le 04/06/18
Aujourd'hui il est quatre juin, et ça fait exactement un an et quatre mois
depuis qu'on s'est rencontré, depuis sous le regard étincelant de Phebus,
Vaïre commençait à nous tisser une toile loin des pensées de Léthé. Je nous
vois encore inconnus et sans attente ce samedi quatre février 2017 où moi
j'avais eu l'audace de t'aborder où toi t'avais eu le courage de me
répondre, du coup, le temps s'était accéléré et tout a effacé. Quand j'y
pense, fait-il déjà seize mois ? Mon Dieu ! Soixante-neuf semaines ça fait
depuis que vers les quatorze heures t'as franchi la barrière de l'école
pour aller voir ton amie, Stéphanie, n'était-ce pas ce nom que tu m'avais
prononcé ? Wow ! Je te vois vraiment bien décidée et énervée à cause de
Sanon, ce gros petit homme ainsi que son large ventre qui te cassait les
pieds et le regard de tous les autres mecs de la fac qui pointaient sur
toi, vêtue de ton joli corsage blanc sans manche et de ta jupe courte
multicolores mais y a plus bleu que toutes les autres couleurs, sans
oublier tes p'tites chaussures de couleur mauve, oh, qu'est-ce que t'étais
belle, jeune fille ! Comment ne pas l'être puisque t'étais sapée de blanc
et blanc c'est l'une de tes préférées ! Et moi, de mon t-shirt marron et de
mon Blue Jeans et c'était des baskets noirs que j'avais aux pieds, mes
cours avaient pris fin depuis douze heures je savais pas quel saint m'avait
soufflé d'attendre un peu, en fait, de passer quelques instants avant de
rentrer ce qui n'est pas mon habitude, couler des heures après les cours,
et grâce au ciel mon attente avait porté fruit, et c'était toi, cette jeune
fille aux cheveux longs qui dans sa liberté ou dans sa joie avait laissé
agir le destin en me parlant du Hasard, moi Ether'N-L Fatidique Audacieux
qui jouis à l'infini dans l'Impro, l'incertitude et la probabilité, je me
suis régalé à pleine dent, en te voyant partir, dans ma tête, j'avais dit à
Moi-même " Faut pas la laisser partir, Negro! Elle a de beaux cheveux,
elle est claire et son diction est plutôt bon, rattrape-la et choppe-la son
numéro pour une prochaine rencontre!" et sans me forcer j'avais suivi mon
conseil et je t'avais suivie, on avait continué notre conversation, à
l'intérieur tu m'avais dit tu ne pouvais pas rester et pourtant on s'était
tapé plus de vingt minutes au coin de la rue en train de parler de tout,
tout en faisant jouir la vie, même si tu voulais pas que je t'approchais
trop et moi à cause du stress je parlais vite et un peu fort, pour me
calmer toi tu disais " Hey, hey, stp!" comme réponse, je disais " Suis-je
en train de parler un peu trop fort?", sincèrement, j'avais voulu te
prendre pour te serrer dans mes bras mais… Comme récompense tu m'avais
filé ton numéro comme je l'avais rêvé. Sans trop attendu, rien que cinq
heures plus tard je t'avais envoyée mon premier message : " Comment dois-je
dire salut à la muse?", depuis, je ne cessais pas de demander une rencontre
et catégoriquement toi tu me refusais et nos appels téléphoniques étaient
chronométrés à cinq minutes grand max, pourtant, ça me dérangeait pas j'y
prenais plaisir, ce onze février à la fac je t'avais demandée pour la nième
fois une sortie, tu m'avais dit que tu seras dispo jusqu'en mars, et
c'était à ce moment-là que j'avais réalisé je devais moi-même aller vers
toi si tu voulais pas venir à moi, Dieu merci! Seize février vers les seize
heures on s'était vu à la rue de l'aéroport, t'étais assise non loin d'un
studio habillée en noir, on s'était parlé, le lendemain tu m'avais proposé
un autre rendez-vous mais, je ne pouvais venir et j'avais un cours très
important par contre, on s’etait vu en dix-huit, tout ça pour nous ramener
à vingt-deux, à royal, cet après-midi vers dix-sept heures où je t'avais
volée un doux baiser qui allait débuter notre relation, il était rapide,
nostalgique, baigné de larmes et voilà, c'est tout! Pourtant, c'est faux!
Tout venait à peine de naître, toi, moi, nous, seuls ensembles, gambadaient
sans se retenir la nuit dans les rues de Delmas, on se sentait heureux, on
se sentait libre, on se croyait ado puisqu'on prêtait attention rien, même
pas aux heures qui s'en allaient. T'avais toujours quelque chose à me
demander, un service, une info, surtout t'avais toujours une petite
histoire à me raconter, cependant, par-dessus, t'étais infiniment jalouse,
tu te noyais de jalousie pour tout, même pour ma p'tite nièce, le pire et
ce qui m'avait stupéfié c'était le jour où tu m'avais voulu te comparé avec
ma famille surtout même Abimaël et Jimmy, tu ignores que j'ai passé toute
ma vie avec eux et cette confiance qu'on se fait l'un l'autre date pas d'un
jour, on venait à peine d'avoir un mois ensemble et tu me demandais ce même
niveau de crédit, wow, j'avais tellement ri lorsque t'étais fâchée, le plus
hilare dans tout c'était la tête que tu me faisais accompagnée d'une
voix… ça prouve à quel point tu manques de maturité. Tu voulais que je
sois UNIQUEMENT et SEULEMENT à toi SIMPLEMENT, t'avais oublié ma Première
confession : " Je suis Éternellement Libre, mon Cœur appartient au vent!",
mon plus gros problème avec toi c'est pas ta jalousie, non, la jalousie je
l'apprécie bien non plus ta mamie à… c'est plutôt ton Intolérance stupide
doublée d'un Complexe de supériorité, tu te crois toujours au-dessus des
autres, tu vois les autres d'un méchant œil, en fait, ce qui ne satisfont
pas tes caprices, tu les tolères pas, et pourtant, jeune fille, si
seulement tu pouvais savoir à quel point t'es innocente, sensible et
fragile jamais tu n'aurais…
Dire que malgré tout ça j'étais pas encore amoureux de toi, il avait fallu
qu'on se dispute, qu'on se mettait en colère, il avait fallu qu'environ
deux mois plus tard que je t'écrivisse une lettre et c'était la seule, il
avait fallu que tu tombasse malade et que je te visse souffrir, que je
ressentisse tes vraies peines, que je souffrisse à cause de toi, oui, c'est
ça, c'est ce qu'on appelle " La Fragilité du Démon", j'aime trop la Douleur
ainsi que les Doux-Leurres, d'ailleurs, c'est l'une de mes Grandes
Faiblesses, fallu a-t-il pourquoi je t'avais demandée à vingt heures de me
chanter cette chanson des enfants du monde " On écrit" pour me faire tomber
amoureux de toi pour la première fois? Cette nuit-là j'avais failli
pleurer, cette chanson tu me l'avais sans cesse chanté cependant, je ne
m’en lassais pas de te l'entendre solfier, et je pense même si tu me
l'avais chantée je n'aurais pas été parti, sincèrement, elle m'aurait volé
le cœur et me retenir, comme je te le dis souvent : “ T’as pas le sens
d’observation !", tu aurais dû savoir qu'elle est mon talon d'Achille dans
cette relation.
Ce serait trop malicieux de ma part si je disais que je connaissais
absolument la profondeur du mal que t'avais ressentie depuis ton premier
amour jusqu'à maintenant, néanmoins, je peux fièrement t'avouer que sais
quel mal t'inonde ainsi que les ténèbres qui t'enveloppent l'âme à chaque
fois que tu vois ton rêve brisé, je sais aussi que tu aurais aimé que je te
laisse libre accès à mon Tout et que je fasse de même, mais, chérie, VIE
PRIVÉE RESTE VIE PRIVÉE, quel que soit nos liens ou quel que soit le Nous
qu'il y a je te réserverai une partie confidentielle à toi tout comme toi
tu dois me laisser une petite boîte d'intimité, de plus, jeune fille, ne
nous Compare pas à personne ni à rien, moi en particulier, tes parents ont
survécu ensemble même après environ trente ans de mariage, Ok,
félicitations! Ton frère a une copine, ils sont heureux et font tout
ensemble, ben, que Dieu leur bénisse! Les autres ont quoi que ce soit, ça
ne me concerne pas, en sachant leurs affaires est-ce que cela me procure le
paradis? Non! Alors, parlons plutôt de choses importantes à nous ( Toi et
Moi, nous deux).
" Je suis plus le même gosse immature du temps des rêves qui voulait te
tester pour savoir si tu valais la peine de conquérir son cœur." C'est ce
que je t'avais dite et c'est vrai! Si tu reviens j'apprendrai à être un
mari digne, à te combler comme tu le mérites, à t'aimer sans arrêt, à te
faire rêver, je te serai différent, je sais qu'il me sera très difficile
d'accepter certains de tes défauts mais, si t'es pas trop brutale, je ferai
un effort et je te laisserai certaine fois même me diriger voire
m'apprivoiser si tu le fais bien.
Je ne te demande pas une continuité ni je te fais une promesse éternelle
pour te bercer dans les bras de l'illusion puisque je n'en sais pas faire,
je te donne uniquement ma parole afin que nous chérissions cet amour, notre
amour méticuleusement un jour à la fois.
Ps: Ceci c'est la dernière fois que je t'écrirai une douleur à travers les
mots, dorénavant…
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