Une Nuitée encore

Lettre d’attente — quand la nuit se répète, et que l’absence devient un rituel.

« Oui, encore une nuit où je te cherche mais là tu n’es pas… »

Une Nuitée encore est une lettre de manque maîtrisé.
On y entend ce calme dangereux des cœurs qui insistent,
non par faiblesse — mais parce que l’amour, parfois,
refuse de se dissoudre dans le temps.

Ici, la nuit n’est pas un décor :
elle est une preuve.
Et l’attente, une couronne lourde.

Une Nuitée encore…

Une nuitée encore vient d’éclore dans le nid du temps insouciant, me remplit une fois de plus du vide que cette absence de toi attise à petit feu d’enfer, je compte les jours passés, les jours avec toi j’ai été ainsi que ceux où nous étions ensemble mais séparés afin de me rassurer et de me soulager les pensées cependant, les secondes qu’il me restent sont interminables lorsqu’il s’agit de te revoir, à chaque instant, je sens mourir les heures pour empêcher de donner vie à mon impatience qui attend.

Encore une nuitée seule, sobre, recluse à parler à ma solitude et à écouter le silence qui se tait, à entendre les chants endoloris de mon  » Vouloir de te Conquérir » assoiffé d’envie d’être le Paladin qui sans cesse te séduit amoureusement comme le papillon l’est des fleurs, cette Muse’Ique à ne point en finir que me solfie l’Égérie Impératrice en détresse dont chaque note ouvre une dimension de passion éprise plus grande dans mon esprit réticent.

Encore une nouvelle nuit baignée des larmes froides de la maussade pluie que mon coeur éploré a provoquée à travers ses poésies timorées, immatures et truffées de nostalgie. Oui, encore une nuit où je te cherche mais là tu n’es pas, je décris des imagos Déboriales ( représentation imaginaire mais consciente de Déborah) à la lune insouciante pourtant à moi elle refuse de te faire parvenir , aux étoiles jalouses je redessine chacun des souvenirs de toi que je garde méticuleusement et que Léthé ne saura m’ôter disons, si ma Mnemosyne a fait de ma Mémoire un Livre alors les Chapitres écrits en fonction de tes dessins , Lün’Shitõ lui-même ne pourra les biffer, les étoiles elles, elles s’éteignent sur la lumière que ces moments me procurent, se laissant emporter par leur jalousie non arrosée, elles m’obscurent à dessein que je délaisse ton adoration pour revenir aux admirations que je leur vouais. Encore une nuit à vilipender : Zéphyr, Éos, Borée, Héméra, Euros, Notos, Astréos, Apéliote, Cécias, Phénicias, Lapyx ou Mèse, Libonotos, Lips, Sciron ou Olympias, Thracios ou Trascias, Aura ainsi que tous les Venti, qui ont décidé de clore ma voix lorsque je te crie des mots vierges malgré nos endroits distants

Encore une nuitée voilée de pensées douloureuses qu’à l’aurore j’ai conçues, une nuit qui n’attend que samedi comme jour, que te voir au retour moitié repu. Debby, c’est toujours un printemps qui renaît en mon âme quand je dépose ses yeux sur toi surtout quand tu viens vers moi pour m’embaumer de ton parfum de fée, pourrais-tu imaginer cette ardente braise qui m’embrase de toute sa grandeur lorsqu’involontairement je me plonge dans ton regard tacheté de buée d’innocence puis tu me couronnes de ton sourire capricieux du coin des lèvres? Aucune gravité pour moi existe quand prêt de toi je suis, ta voix m’emplit et me retient sous l’effet de sa pesanteur, peux-tu savoir à quel point je désire de te serrer dans mes bras, de sentir chaque battement de ton coeur sur mon coeur, fermer les yeux un instant pour pourvoir cette sensation de tendresses affectueses? Tu t’es leurrée, tu te trompes grave en pensant que c’est ton corps qui m’attire, que seules tes courbes qui m’excitent, j’ai déjà vécu mille vies et je m’ suis fait des chagasses, des sylphides, des dodues avec de poitrine riche etc… à ne plus en compter, superficiel je ne suis pas vraiment, je suis pas formenté par les délices de l’extérieur, mon amour ne demande pas à mon cœur d’aller lui quérir des beautés qui ne plaisent qu’aux yeux, si je te consacre une addiction, ne m’humilie pas! Si quelconque sensation, sentiments ou amour en ce moment tu ressens à mon égard pour l’instant me le montre pas, cache-le moi, garde-le en toi, laisse-moi me dévoiler à toi, laisse-moi ouvrir toutes les portes et fenêtres qui enferment mes passions pour toi, si tu me désires, masque-moi ça, me le laisse pas le savoir, regarde-moi plutôt briser les murs qui emprisonnent mon Être en Peine, me laisse pas te séduire fissa, un peu retiens-toi, contemple plutôt la façon dont je te libère Mon Personnage Amoureux.