Un Baiser

Lettre de braise — quand le silence se resserre, et que le désir devient irréversible.

Le désir s’incline, puis ose. Certains baisers ne demandent pas la permission. Ils prennent le nom de ce qu’on n’ose avouer.

« Chaque instant dans le silence qui s’est tu, dans le temps qui fuit… »

Un Baiser n’est pas une tendresse.
C’est une décision du corps et de l’âme.
Ici, l’amour ne vient pas pour apaiser :
il vient pour marquer, renverser, et laisser une trace vive sous la peau.

Dans NEKYIA, certains baisers ne sont pas des gestes.
Ce sont des serments.

Chaque instant dans le silence qui s’est tu, dans le temps qui fuit, sans fermer les yeux j’essaie de t’apercevoir dans les regards de Cybèle remplis de charmes exaltés, sentir ton parfum dans les danses de la brise qui caresse le visage du printemps, dans les notes vierges et éplorées que me joue Artémis sans fin sur l’horizon, je me crée des yeux dans les oreilles pour pouvoir mieux contempler ta musique dans les notes que solfie Aglaophonos dans le Concerto de Mélodia. Quand je porte mon regard sur les lèvres de la lune capricieuse c’est toujours ton sourire d’Iris qui m’apparaît, pour me séduire mon écoute et mettre mes pensées versatiles à genoux.

Je me voie délecter les délices amoureuses de tes douces mains à satiété et pourtant, je reste Famélique à plus que de raison de ses sentiments qui n’ont d’égal que cette délicatesse que ton aura miroite, petit à petit, je sens ma principauté se génuflexer sous le poids de ton éclat majestueux, m’excite que des vouloir t’avoir dans les Vals de mon Ado-Ration à Leïra, que mes Mots se taisent et que Shitõ crèche chez Jergal si je pèche dans ses larmes de Nienna que je verse à Sunie, si sagement je mens dans ses sentiments de mon cœur en ciment obnubilé sensiblement que Gög m’aveugle pour ne plus voir ta Magnificence sourire.

C’est comme un vide qui se brise dans l’écho quand mes mirettes se perdent dans le miroir de ton âme innocente emplie de tendresses, puisses-tu comprendre si je te décris le froid qui habite mon être lorsque l’été de ton Soûl rire envoûtant gèle mon cœur? Que me répondras-tu si je t’écris plus de mille poésies qui prouvent à quel point je te désire et mon envie de repeindre tes Mõs-Coeur? Sauras-tu dire des mots justes pour empêcher Milil de se noyer dans ses  » Mille Îles » de passion éprise qu’il éprouve pour toi loin de son Monde moqueur?

Point de contrition si ton Océan embrase mon amour de l’Aurore et me fait naître  » Prisonnier de ton Charme », je ne sais quoi dire ou quoi avancer pour t’expliquer l’état dans lequel je suis depuis que la Mélopée de Nyx me fait valser rien que pour ta majesté, je cadence en trois temps, je me laisse emporter par ton rythme en chantant, quand les  » Je t’aime » me sont immatures et ton enchanteresse ne laisse plus parole à ma plume, je dessine un Myrte d’Oz dans le jardin de Sï pour parfaire ton Univers blessé par cette réalité endolorie et si malgré tout, mon Fantasm-Allégorie te suffit pas ou plus, de mes bras de Rêve Éperdus je te bercerai de Féerie et de Brume Passion-Née afin que tu t’erres sur Nuages du Mirage en Pas-Sion…

J’ai peur de ce Passé inexistant, de ce Présent timoré ou de ce Futur paralysé qui me hante, j’ai peur de mes afflictions qui s’évanouissent dans des sensations dubitatives sous ce bleu infini enveloppant les étoiles, qui est le ciel de mon manque, j’ai tout à fait peur de ne pas Être ton Avoir, quand je sais que je suis Libre et j’appartiens à toutes les Vagues qui m’enchantent, par-dessus tout, j’ai absolument peur de ce Baiser de braise qui un perpétuel plus grand amour de toi m’enfante, tel un papillon diurne à la lumière est attirée, tel un toxico à une drogue est addicté, je ne souhaite de tes rose belles lèvres déposer ou voler une douceur tout en un câlin de…