Lettre abyssale — quand l’esprit se déploie dans le chaos, et que l’amour devient une dernière demande.
« Quand la proie est immature le prédateur la laisse partir. »
Mille Eaux d’Art est une lettre à double tranchant :
une confession pleine de vertige, où la pensée brûle, où le désir déraille,
et où la lucidité finit par imposer sa loi.
Ici, NEKYIA n’est pas un décor :
c’est un gouffre intérieur, peuplé de symboles, de noms, d’entités, de forces —
comme si l’âme cherchait sa vérité en traversant l’orage.
Qu’est-ce qu’on dit d’un homme qui ne sait pas ce qu’il veut, qui représente une forte concentrée brute d’idée versatiles ? Un Amant de la Liberté, un Passion-Né sans début ni fin, qui butine de fleurs en fleur pour trouver le Saint Graal même si cependant, Doriathe est déjà asservie ? Ou comment appelle-t-on un être qui jouit dans l’Innocence, La Peine et la Douleur en feu 🔥 ? Une Personne dont tout son Orgasme est le Mal des Mots disons, les Mõs du Mal ? Qui chaque jour se tapit dans le Néant pour contempler L’Enfer, L’Absolu, L’Éther et L’Infini sans de pales Flammes ? Dire d’antan tu clamais ta dextérité aujourd’hui t’es enclavée et Prisonnière dans le Pandemonium de L’Ether-N’L Spiritus Enténébré, de plus, ton portrait est accroché dans une salle de joyaux. Est-ce que la vierge aveuglée peut maudire Sunie si elle a laissé le Démon déchirer ses voiles sur l’autel des Doux-Leurres ? Est-ce la faute à Tès si entre les cuisses de Hymen le Personnage n’a pas jouit ? Trop de Ténèbres dans les Pensées de Shïtō depuis que Mi-Nuit s’est emparée de son Cœur, ah oui ! Beaucoup trop de lumière qui l’empêche de voir le Zenith. Si les chants de Llē chaque nuit bercent l’Innocente maladroite comment reprocher Jô de son insoumission aux volontés de Lö ? Tant qu’à se canarder pourquoi ne pas donc faire preuve de Shï si nous sommes pas assez matures pour représenter Dî ? Si je souffle des phrases des Fleurs mélancoliques durant les vêpres est-ce que le jour l’Inconsciente me comprend ou m’écoute ? Ou plutôt, si l’Ignorante me dicte ses maux sur des pétales de lettres nostalgiques cela va-t-il me chasser les doutes ? Quand la proie est immature le prédateur la laisse partir.
Toutes les vallées qui se creusaient entre-nous ne suffisent pas pour m’empêcher de reconnaître ce que tu vaux, ce que tu veux ou ce qu’il te faut, odieux serait-ce de ma part si je m’abusais de ta frédaine pour me satisfaire les désirs, je suis pas du genre exploiteur voire même profiteur, si je ressens un contrepoids qui pèse trop lourd dans la balance je fais l’équilibre, trop dur avec toi j’ai été ?! Je sais, mais je le devrais, ensemble aujourd’hui on aurait pu être n’est-ce pas ? A festoyer et s’enivrer de bonheur, de baisers, de baises et mots doux à satiété, me suis-je leurré ? Tu avais tellement fait de projet pour cette fin d’année pour nous deux, tellement de choses, mais semblerait-il que j’ai tout gâché, rire ! C’est dans ma nature d’être Imprévisible et Incompris et a tout foutre en l’air. Dis, avant tout, comment tu vas ? Parle-moi de toi ! T’as fini par remplacer mon Vide ? Loin de mon Hiver est-ce que ton âme a toujours froid ? Est-ce trop tôt pour te demander si ton bouton de rose recommence à fleurir ? Tu pouvais tout me donner cependant, L’Insatisfait que je suis rassasié ne serait si le moins ne lui plaît pas, une pluie de lumière m’envahit quand je parle de toi ou je pense à toi, tu fais des va-et-vient dans ma tête tel un lapin vagabond, ça je peux pas le nier, bon, de toute façon, j’ai toujours été ainsi, je pense toujours et presqu’à toute chose. Je voudrais te recaresser et te faire l’amour, voir à quel point mûre t’es devenue, j’aimerais entendre tes enfantillages remplir mes oreilles, te voir te vanter de ta personne, je souhaite mirer ta gaieté, sentir ton excitation froide prendre flamme, dire que tu me manques serait certainement très imprudent de ma part, par contre, je peux avouer que j’aimerais être à tes côtés en ce moment, Milie.
C’est ma première et se pourrait être ma dernière lettre que je t’écrive, sache que je…
Tu sais, je sais pas si c’est trop demander néanmoins, je te demande si simplement une fois encore, tu pouvais me laisser plonger dans les » Mille-Eaux-d’Art » qui coulent dans ton cœur ne serait-ce qu’une dernière fois afin que redonne un petit bout de sourire à Miloda.