Hymne a Ëll

Je n’ai pas besoin de connaître les souffrances des muses dans leurs jalousies

Ni la confiance des nymphes dans la quête de Sunie

Ne me narre pas la nitidité des sylphides dans leurs épousailles avec leur Adonis

Ne cherche pas à me tenter ! Je ne désire plus les baises des lèvres cramoisies

N’essaie pas de me séduire avec le Narsillon et l’ambroisie

Petite Sirène, Sirène des îles, je vous en prie ! Vous me chauffez le cœur, je vous comprends, souvenez-vous, l’hiver transit

J’ai été, ce fut… Dis à la Mab qu’en moi elle est devenue aphone, y a que La Mélodie de Ëll qui pavane dans mon ouïe

Dans un monde où rien n’est révéré, je n’demande que la liberté de savourer pleinement Cette Peine qui me réjouit

Regarde, observe bien et apprends !

Je vacille sur les ondes

La cadence des rimes en trois temps

C’est La Valse de La Majesté enjouée qui m’inonde

Je danse pianissimo les yeux fermés dans le vent

Plus besoin d’une Alouqua pour décorer mon monde

Désormais, Mes incantations je les fais en rêvant

La Féerie, le Royaume, la Manie ne sont plus, je me réveille dans Un Rêve où seule La Mélodie me sonde

Dorénavant, dans la Brume Lilas j’écris, je D-crie dis-je, je décris en chantant

Je sens toujours Son odeur remplir mes poumons cependant, on habite des vies séparées

Aveuglement Je dessine dans les yeux d’Eos les couleurs de sa bonté

De cette lueur adorable qui émane d’elle le Démon lui-même ne peut pas être envoûté

Je dicte des mots, que ces Sentiments soient Le chant que solfient Les Cygnes à la Majesté

Mon Jam est inversé, trop Impur et Petit est mon cœur pour toi,  » Douceur Auréolée »

Qu’est-ce que je pourrais t’offrir qui puisse être à ta tendresse comparer ?

L’éclat du Farr qui rayonne de sa personne se réfléchit sur toutes les âmes qu’elle a touchées

L’enfer c’est pour le Réveil, dans mon Être Mortel je cède des Vies à Tès afin que Phì soit éternisé

Si c’est Loríen qui m’obnubile, je jure solennellement une Yona sacrifiée

Sa Grâce m’enseigne l’Amour de l’intérieur

La Réalité des Rêves sans lueur

Immaculée, je m’adonne à toi, fais de moi  » Ton Prieur »

Enchaîne-moi, rends-moi Esclave de Ton Cœur

Attache-moi à tes pieds, ordonne-moi de te rendre Mes  » Adorations de la Nuit » à toute heure

Déferle en moi toutes les vagues causées par les larmes de Nienna

Ceins-moi dans tes Ponos sans drap

Empêche-moi de Déchirer Ton Voile si t’en as

Fais-moi expier mes Fautes si tel est ton souhait, cependant, m’interdis pas le droit d’être Ton Amoureux-Admirateur