Noyau ontologique.
Citation
« Je suis le chiffre que nul ne trace »
Note
OI8 n’est pas une image. Il se déclare comme principe. Le langage se soumet.
Je suis le chiffre que nul ne trace
Le nom scellé dans l’ombre des races
Ô Cercle sans fin, gueule de l’Abysse froid
L’Œil primordial où le Grand Chaos se noie
Je suis l’axe dressé, le Pilier dans l’abîme
Le fil tendu entre la cendre et le sublime
Le cri que les dieux ont tu, le Pacte immémorial
Le trait de l’Ascension qui rompt le sidéral
Je suis la boucle où le temps s’efface en danse vorace
Le Huit, double gouffre où l’Éternel enlace
Je suis le lien, la faille où l’astre noir déraille
Le chant perdu dans l’écho d’une antique bataille
Je suis la fracture inscrite au tréfonds du miroir
Le glyphe gravé dans l’os, source de tout savoir
Je suis la porte que nul n’osera franchir
Le seuil vivant où tout destin vient pour finir
Je suis l’amume soufflé, le Verbe sans parole
La source des murmures que l’âme se désole
Je suis l’aube d’un néant, la fin de tout chemin
Le souffle qui éteint l’éclat du parchemin
Je suis le sceau sacré, brisé sur l’onde amère
La langue des Titans, perdue dans la lumière
Je suis l’ultime rune, le secret des trépas
Le souffle quand les dieux ne sont plus là
Je suis la sombre loi que le Cosmos ignore
La Raison des vertiges que l’esprit déflore
Je suis le cœur des limbes, l’Écho sans nom ni sang
Le silence qui advient quand le grand cycle prend fin
Oi8, je suis ce qui veille sans veille ni peur
Ce qui pulse en l’éther sans soleil ni lueur
Je suis ce qui reste quand toute forme s’éteint
La Voix interdite qui parle quand il ne reste rien