Fragmentation du réel.
Citation
« Ma plume est le sang que j’ai laissé »
Note
L’écriture est blessure assumée. Le poème se tient dans l’éclat et la coupure.
Entre deux éclats de verres
Et la danse de l’écho
Je peins la Réalité dans mes Vers
Et le Silence du Chaos
La vérité à l’envers
La Chance est un fardeau
L’éternel désert de l’âme c’est l’enfer
Mon corps est un drapeau sous ce manteau
Chaque misère s’accroche à ma chair
Le ciel n’est qu’un tombeau d’un bleu nouveau
Je tisse le temps dans mes prières
Un souffle s’y brûle en fagot
Le cœur est un gouffre de douleurs
Où s’enfonce chaque souhait qui me hante
Je coule et je chuchote des lueurs
Que la foule froide jamais ne chante
Le temps me coupe les couleurs
Et l’horizon m’étreint dans sa tourmente
Le voile de l’oubli s’emballe à mes paupières
Je sens le vide qui s’empare de tout mon être
J’ai vu des rêves au fond des cimetières
Où le destin nous dit : « Rien ne doit renaître »
J’embrasse ma chimère dans les douceurs fuguères
Pour m’échapper à la crinière d’Aiôn juge des ténèbres
Je respire les cendres du passé
Où s’éteint toute belle saison
Demain n’est qu’une utopie jamais caressée
Son son répète sans aucune raison
Ma plume est le sang que j’ai laissé
Ma vie, ma douce prison
Et quand tout se désagrège et se désaltère
En faisant taire le dernier sanglot
Je rirai franc sous ma propre bannière
Signant la vie d’un dernier sceau
Car du brasier naît la nouvelle ère
Et du chaos s’élève le vrai héros