Du-Vers

Lettre du décalage — quand le jour continue… mais que l’âme reste ailleurs.

« Il fait jour, mais mon cœur ne le sait pas… »

Dans cette lettre, le monde avance sans permission.
La lumière s’installe, les heures se succèdent,
et pourtant quelque chose demeure immobile :
ce lieu intérieur où l’absence règne encore.

Du-Vers n’est pas une plainte.
C’est une ligne droite dans la brume :
un constat élégant, une solitude tenue,
une vérité qui ne demande pas d’être consolée.

Il fait jour, mais mon cœur ne le sait pas, tellement de ténèbres autour de mes yeux je ne vois que la Brume de ta Solitude, je me demande pourquoi il en est ainsi ?! Pourquoi a-t-il fallu que seule ta voix mon âme désire entendre pour que ma patience ne souhaite plus rien attendre ? Ou est-ce qu’au plus profond de moi ce manque voudrait-il m’atteindre?

Je compte le temps qui passe, le vent entre-temps, mes seuls souvenirs de bonheur il chasse, du coup, je m’interroge qu’est-ce-que le vide? Est-ce l’absence ou le Manque puisqu’en ce moment sans toi je ressens les deux à la fois. Cet Écho qui se brise en moi à chaque fois que je me force à penser que l’amour est dans la tête et que cette Souffrance qui me déchire n’est dû qu’aux imagos de tes Doux-Leurres.

Dis, est-ce que je t’aime ou est-ce que je m’imagine t’aimer ? Voire même, est-ce que je me noie d’illusions du plaisir et de désirs de t’aimer ? Tout ça me laisse perplexe.

Néanmoins, je jongle entre les Maux pour ne pas dire ce que je ne voudrais pas ou provoquer une Peine qui n’est pas mienne.

Trop de logique dépeint la Réalité, cependant, moi Être Éthéré que je suis, je gamberge et je me dis quelle serait la valeur de Réalité si Mõs et Logique se sont mis de côté ? Quel serait le poids de l’honneur si je masque ce qui devrait pour embellir ce qui n’est pas ? Sati-Faction est-elle plus élégante sous la lumière de Dolos?

Ça me fascine, ça me tourmente à plus que de raison, oui je suis ébloui par l’idée de savoir que moi  » Shïtõ, Éther-N’L Spiritus Enténébré » qui jouis que dans la Douleur, qui habite les Mirages, qui danse la Valse de l’Incantation du Sort, comment as-tu pu faire naître en moi ce Personnage Déséquilibré à moitié Ivre et moitié Fou? Dans la pluri-dimensionalité de mes Pensées, à genoux, je me blottis contre le mur qui sépare ton Silence a l’immensité de ma Nostalgie aveuglée…