Ce soir ma Lune est en deuil

Ce soir ma Lune est en deuil et Mon Âme pleure, un hiver souffle dans mon être, engourdit mes sens et gèle ma sueur, il vante la Mort, soleil où tu es? Viens réchauffer à mon Âme sa Sœur! Je tresse des lettres éplorées qui reflètent des Notes endolories qui dans la Valse à la morgue meurent, une flamme de neige m’embrase le coeur pianissimo, le long de mon échine Ponos me fait sentir sa fureur, en Satya, en Satya, Jô où est passé ta Pudeur? Une Reine dans la tombe ne sait pas ausculter Le Prieur pourquoi saigner une Fleur?

C’est ce Mal qui fait Mes Mots, trop de Peine je peins des Mõs et sous l’effet de la douce torpeur loin du Réveil d’Ēll je perds les Maux, Laso, où t’es? Sunie pâti faute de clairvoyance à son imbroglio, écoute ma voix qui t’implore! C’est comme le triste cri d’un rossignol sans destin qui agonise, pourtant ne désire pas mourir, rêvant de revoir l’aurore danser ses yeux une fois encore et une matinée à la fois, pourtant ils sont privés de la seule lumière qui les animait, il ne leur reste que des larmes, et il ne peut les employer à aucun usage qu’à pleurer sans cesse,

Si j’habite du côté pile du Paradis devrais-je boire le sang du côté droit ou si je vis du côté face de l’Enfer pour mon breuvage est-ce que je dois choisir celui du côté gauche de la Gorgone? Ce dilemme me laisse perplexe, Asclépios saura me dire que faire.