27 ème Ride

Veille métaphysique — quand le silence se retire, le Vide parle, et l’esprit voit ce que le jour ne supporte pas.

« Trois heures trente du mat, le silence décide enfin de se taire…
l’instant où l’infini se mêle avec l’azur… tout devient Un et Un devient Tout. »

Ce texte n’est pas un souvenir.
C’est une fissure dans le réel.

Les couloirs de la pensée se vident, la fenêtre devient tribunal,
la lune — blessée par les nuages — prend l’allure d’un symbole ancien.
Et dans cet instant sans mesure, le narrateur comprend une chose :
le monde n’est jamais aussi sincère… que lorsqu’il est vide.

Trois heures trente du mat, le silence décide enfin de se taire, plus aucun bruit dans les couloirs de mes pensées, je regarde par la fenêtre les branches immobiles, dans leurs pupilles un reflet flou représente l’image de la pleine lune mal jouit après être baisé par des nuages gris, d’un coup, un écho muet déchire mon âme silencieuse pour rappeler que cet instant c’est le Vide, l’instant où l’infini se mêle avec l’azur, l’espace où le temps n’a aucune mesure, tout devient Un et Un devient Tout.

Réalité factice, Imagination emprisonnée de façon tacite, on subit presque tous les effets de la persona, peut-on affirmer qu’on est aveugle ? C’est oui et non, comme réponse, c’est tout ce qu’on a. Et Nous, des Êtres des Ténèbres, de très tôt, on a compris que les masques les gens portent pas ne leur supporte