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🌠 MĂ©ditation Cosmique

ÉlĂ©vation sans rupture.

Citation

« Je ne suis plus qu’un souffle, un empire »

Note
Le texte suspend la violence. Il dilate. La transcendance y est fluide, non conquérante.

Dans le vaste océan du silence éternel,

Mon Ăąme s’élĂšve, fluide et fraternelle

Sous la voĂ»te d’astres, mes pensĂ©es s’éploient

Comme des plumes d’or qu’un rĂȘve dĂ©ploie

Je ferme les yeux l’univers me respire

Je ne suis plus qu’un souffle, un empire

Un fil de lumiÚre entre deux néants,

Un songe d’étoile, un cri du temps

Je quitte la chair, ce temple de poussiĂšre

Pour boire au néant la clarté premiÚre

Chaque Ă©toile m’appelle, un phare, un serment

Un chant d’infini, vibrant et dormant

Je glisse, je frĂŽle, je plane, je me fonds,

Aux larmes d’un monde oĂč s’effacent les noms

Les sphùres m’accueillent en rondes sublimes

Le temps s’y dissout, sans trĂȘve ni rime

Mon corps s’endort, ma conscience s’élance

Par-delà les sphùres, l’ombre et la chance

Je vois les mondes danser sans lois

Des soleils s’aimer, se perdre, et moi

Mes veines s’ouvrent à la lumiùre antique

Mon cƓur bat au rythme d’une musique

Que seul l’esprit, dĂ©lestĂ© du concret

Peut percevoir au-delĂ  du secret

Je deviens comùte au cƓur de l’abüme

Chaque silence est un mot sublime

Les dieux me parlent en éclats muets

Le vide m’étreint, et tout me plaĂźt

Je glisse en priĂšre sur les vents lunaires

OĂč la matiĂšre oublie la matiĂšre

OĂč chaque Ă©toile est une pensĂ©e

OĂč tout ce qui fut peut recommencer

Ô cosmos, ocĂ©an de flammes muettes,

Berce mon souffle, arrache mes quĂȘtes

LĂ  oĂč le tout devient un seul reflet

Je suis l’écho de ce que Dieu se plaĂźt

L’ñme se dĂ©nude, pure, infinie

Elle touche enfin le seuil de l’Unie

Le Tout m’absorbe, doux incendie

Et je deviens flamme dans l’harmonie

Mais du haut du ciel, la Terre soupire

Ses chaünes d’argile veulent me relire

Et quand revient l’aube, humble et sidĂ©rale

Je redescends, calme, libre, spirale

La chair m’accueille en larmes diamantĂ©es 

J’ai vu l’infini,  et je l’ai chantĂ©

Je rouvre les yeux, le monde chancelle

Tout est plus vrai, tout est moins réel

Et dans le tumulte d’un souffle humain

Je garde au cƓur le parfum divin